A) Poser des limites : un besoin indispensable


Avec cette autorité parentale, les parents ont des droits et devoirs sur leur enfant. Ils les éduquent comme meilleur leur semble, c’est-à-dire leur transmettent des valeurs et des atouts pour leur vie future. Les parents ajustent aussi cette autorité selon l’âge de l’enfant. Un adolescent n’a plus les même besoins qu’un jeune enfant.

 

• Les parents doivent poser des interdits afin d’appliquer une certaine limite à  leurs enfants et de les éduquer.

Ici, nous ne parlons pas d’interdits « matériels » mais « moraux », les interdits (qu’on peut appeler règles) qui lui permettront de  grandir, de vivre en adéquation avec sa société.

Dans l’évolution d’un enfant, les interdits sont indispensables car sans limites, l’enfant veut tout, n’importe où, n’importe quand.

Cela va plus loin qu’une simple crise afin d’obtenir un jouet. En grandissant l’enfant ne saura pas se mettre de limites et pourra, par la suite, culpabiliser après avoir été emporté par son envie. Ou il pourra aussi évoluer violemment afin de ne jamais se voir refuser quelque chose. De plus, si un enfant grandit sans interdits, il pensera que tout est permis et pourra être confronté à des angoisses ou cauchemars s’il se sent en position de faiblesse, car dans son esprit, tout est permis et il verra le danger là où il n’est pas. (Menaces, humiliations…)

Mais poser des interdits parait contraignant et méchant, car cela prive l’enfant de faire ce qu’il voulait sur le moment et il peut ne pas le comprendre. Ce ne sera que quelque temps plus tard qu’il comprendra leurs bienfaits, peut-être même des années plus tard.

Exemple : Il est interdit à l'enfant de courir au bord de la piscine. Mais, ne respectant pas cette interdiction, il court, tombe et se fait mal. Il comprend donc ensuite pourquoi cela lui était interdit

 

Ainsi, un enfant se voyant poser des interdits, grandira dans un cadre rassurant et sécurisant. Cela lui inculquera les règles de base pour vivre en société et il apprendra pour sa vie future.

Ces limites ne doivent cependant pas être étouffantes car si l’enfant ne connait que la frustration de refus sur refus, il n’acceptera pas les limites et un conflit pourrait naître.

 

Cela correspond à la « prise de risque ». C'est-à-dire que le parent laissera à son enfant un minimum de liberté selon son âge et sa maturité. Le parent autorise son enfant à s’autogérer afin qu’il prenne quelques responsabilités et gagne en autonomie. Cela doit rester proportionné et ne doit pas mettre en danger l’enfant.

 

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« le rôle de l’éducation est d’aider un enfant à établir une hiérarchie de ses désirs qui lui permettent d’évoluer en se tournant de plus en plus vers la vie sociale et en développant la puissance de sa personnalité » Françoise Dolto (psychanalyste et pédiatre française)

 

Poursuivons sur la « puissance de sa personnalité ». Quand un enfant accède à la parole, ou du moins à un début, les parents se voient souvent recevoir un « non » de sa part. Signe d’un certain échange, l’enfant réagit aux demandes de ses parents.

Ce « non » est, certes, un refus de l’enfant envers son parent mais surtout une façon de s’exprimer et de s’affirmer. En marquant un avis différent de ses parents, l’enfant fait part de ses envies et du début de l’affirmation de sa personne. Il ne faut donc pas toujours y voir un mal mais une possibilité de suivre l’évolution de la personnalité de son enfant. 





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